Chaque année en novembre se tient le Mois de la sensibilisation au cancer du poumon. Aussi Imagia Canexia Health (ICH) ouvre-t-elle la discussion pour montrer comment son approche guidée par les données et le traitement distribué de ces données améliorent l’équité en santé en matière de soins contre le cancer du poumon.

De telles manchettes ne laissent planer aucun doute quant au rôle déterminant qu’ont à jouer les biopsies liquides en ce qui concerne le cancer du poumon:

 

L’oncologie de précision, bientôt dans un hôpital près de chez vous (« Fast, Precise Cancer Care Is Coming to a Hospital Near You »)

Les biopsies liquides et le cancer du poumon non à petites cellules: regardons-nous seulement la pointe de l’iceberg? (« Liquid biopsy and non-small cell lung cancer: are we looking at the tip of the iceberg? »)

Tests sanguins et dépistage du cancer: la recherche s’accélère (« The Quest for Cancer-Detecting Blood Tests Speeds Up »)

 

Plusieurs années se sont écoulées depuis qu’a été lancée la toute première course à la création d’un test sanguin plus simple pour les patients atteints d’un cancer. Où en sommes-nous aujourd’hui et quelle importance ont les récentes avancées dans la course contre la montre pour guérir le cancer du poumon?

Le vice-président du programme d’oncologie chez Imagia Canexia Health, Dr Kam Kafi, expose ici en détail l’utilisation des biopsies liquides chez les patients atteints d’un cancer du poumon et en démontre le potentiel.


I) Qu’est-ce qu’une biopsie liquide?

Les biopsies liquides sont des tests peu invasifs capables de détecter les cellules cancéreuses ou le matériel génétique libéré dans le sang par une tumeur.

Source: https://directorsblog.nih.gov/2018/01/30/new-liquid-biopsy-shows-early-promise-in-detecting-cancer/ 

 

En fait de diagnostic et de soins contre le cancer, l’échantillonnage de tissus tumoraux par biopsie constitue encore aujourd’hui le modèle à suivre. Cependant, la biopsie tissulaire rencontre un certain nombre de limites. En effet, ces procédures sont douloureuses et peuvent parfois s’avérer infructueuses: lorsque le médecin prélève un échantillon de tissu, il arrive parfois que celui-ci rate la zone cible logeant le cancer.

Or les tests sanguins pourraient éliminer le besoin pour les chirurgiens de prélever des échantillons tissulaires dans des masses ou des lésions suspectes, et pourraient même révéler la présence d’un cancer dans des endroits difficilement atteignables avec des scalpels ou même des aiguilles. Les tests sanguins pourraient également permettre de définir le type de cancer en train de s’installer et ainsi déterminer le meilleur traitement pour le faire disparaître. De plus, les tests sanguins sont facilement reproductibles, ce qui les rend d’autant plus intéressants pour le suivi des patients avec un diagnostic et en cours de traitement. En effet, le suivi des patients requiert habituellement de nombreux examens d’imagerie, lesquels, en plus d’impliquer une exposition aux radiations, s’avèrent beaucoup moins précis.

Toutefois certains types de cancer ne libèrent qu’une toute petite quantité d’ADN, ce qui complique la recherche. C’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin puisque l’ADN rejeté par le cancer ne représente que 0,1 % de tout l’ADN flottant dans le sang. Et bien qu’encore loin de la perfection, les récentes avancées technologiques et le nombre toujours croissant des patients testés permettent de franchir et de repousser ces limites.

 

 

II) Portée et retombées des biopsies liquides

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus mortels dans le monde. L’Institut national du cancer estime que le cancer fait plus de 150 000 victimes chaque année, et ce en dépit du nombre croissant de nouvelles thérapies développées. L’on attribue une partie du problème au fait qu’une pluralité de mutations peut causer la forme la plus courante du cancer du poumon; et bien que le profil génétique d’une tumeur puisse donner aux médecins les indications nécessaires quant au traitement à prescrire, la détection de la mutation se révèle comme un véritable exercice d’essai-erreur. Par exemple, un premier test sur la mutation la plus courante pourra suggérer l’utilisation d’un certain médicament, mais dans l’éventualité où la thérapie ne fonctionnerait pas, il faudrait tester de nouveau et essayer un autre traitement, et ainsi de suite. Une telle méthode peut s’étaler sur plusieurs semaines, voire sur plusieurs mois. Nul besoin de dire donc que la recherche d’un traitement optimal vole aux patients un temps très précieux. 

À l’heure actuelle, les biopsies liquides ne sont pas utilisées pour diagnostiquer un cancer, mais plutôt pour surveiller la progression de la maladie, ou encore pour détecter dans la tumeur les mutations génétiques susceptibles d’indiquer le médicament le mieux adapté pour le traitement de la maladie.

 

 

Source: https://www.nature.com/articles/s41416-022-01777-8 


C’est pour un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade avancé qu’a été utilisée pour la toute première fois la biopsie liquide. Ces premières études ont été suivies par l’arrivée et l’adoption du séquençage de nouvelle génération (SNG), qui a contribué à élargir le spectre des mutations détectables, et à ouvrir de nouvelles possibilités.

Tout d’abord, si l’on trouvait une mutation traitable par médicaments, il était possible d’offrir au patient une thérapie adaptée comprenant une médication spécifique. Ensuite, la présence de certaines mutations ou co-mutations pouvait fournir aux oncologues des informations sur le pronostic ou leur permettre de faire des prédictions, ce qui les aidait à prendre des décisions quant aux prochaines étapes du traitement (comme s’en tenir par exemple à la simple surveillance du cancer ou, au contraire, prescrire ou recommander des traitements supplémentaires). Enfin, la détection de mutations génétiques spécifiques à la tumeur et la mesure de leur variation durant le traitement pourraient s’avérer utiles pour vérifier l’efficacité du traitement rapidement et pour suivre la progression de la maladie. Si la quantité d’ADN présente dans le sang diminue, c’est un bon signe; si au contraire la quantité d’ADN augmente, nous avons un signal d’alarme précoce.


III) Quelle sera la suite? Les implications futures en matière de contrôle, d’évaluation et d’équité en santé

Au cours de la dernière décennie, les innovations dans le développement des plateformes de biopsie liquide ont donné lieu à une augmentation du nombre d’approbations réglementaires des tests sanguins. De telles avancées transforment pour le mieux l’oncologie de précision pour les patients atteints d’un cancer de stade avancé. Aussi l’étendue des applications cliniques des tests sanguins s’est-elle décuplée ces dernières années: les tests sanguins peuvent en effet désormais servir à surveiller la progression du cancer, à détecter les mutations génétiques, à repérer les premiers signes d’une récidive et, enfin, à prédire la sensibilité à l’immunothérapie.

Au cours des cinq prochaines années, la biopsie liquide permettra surtout de mettre en place de nouveaux standards autour des nouvelles applications en fait de soins oncologiques — incluant la détection de la maladie résiduelle mesurable (MRM) et en matière de dépistage du cancer et de choix de traitement dans les stades précoces de la maladie, quand il est encore possible d’améliorer les chances de survie des patients.

En 2020 seulement, la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé deux tests de biopsie liquide pour le profilage génomique complet. Et le nombre d’approbations réglementaires octroyées continue toujours d’augmenter.

 

 

Bien que les tests de biopsie liquide gagnent en popularité dans le domaine des soins oncologiques, pour l’instant leur usage demeure surtout commercial, et ils ne sont pour la plupart seulement offerts qu’aux États-Unis. Étant par ailleurs très onéreux, ces tests restent peu utilisés dans les milieux de soins communautaires, là où sont pourtant traités la majorité des patients.

Il faut maintenant mettre à profit les infrastructures en place pour faciliter l’accès aux biopsies liquides dans les centres de traitement. Et c’est précisément ce à quoi nous consacrons notre travail chez Imagia Canexia Health (ICH). En adaptant un modèle de test distribué, nous fournissons tout le savoir-faire et toute la technologie (IA, bio-informatique et rapports) nécessaires aux centres de soins communautaires afin qu’ils puissent effectuer ces tests à même leur propre établissement et ainsi offrir à leurs patients des tests à la fine pointe.

En réduisant le coût des biopsies de liquides et en accélérant les délais de production de résultats (aucune analyse extérieure n’est requise: les échantillons sont testés sur place), cette approche permet de réduire les disparités en fait de tests de dépistage du cancer et permet d’assurer également une meilleure confidentialité des données du patient.

La démocratisation de la technologie et les coûts de plus en plus abordables ont une réelle incidence sur l’équité en santé: de larges pans de la population qui n’avaient pas accès jusqu’ici aux ressources des meilleurs hôpitaux des grands centres urbains peuvent désormais profiter des mêmes soins de précision contre le cancer. Et cela commence à se faire remarquer…

Le fait que notre technologie soit de plus en plus adoptée partout dans le monde, en Asie comme au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, est synonyme d’espoir et de meilleur avenir pour les patients atteints d’un cancer.

Pour obtenir plus d’informations sur les solutions offertes par Imagia Canexia Health et pour découvrir comment effectuer des tests de séquençage de nouvelle génération (SNG) de qualité à même votre établissement, prenez contact en nous écrivant à l’adresse suivante: bd@canexiahealth.com.

 

Références:

https://www.nature.com/articles/s41416-022-01777-8
https://www.scientificamerican.com/article/the-quest-for-cancer-detecting-blood-tests-speeds-up/
https://www.wired.com/story/fast-precise-cancer-care-is-coming-to-a-hospital-near-you/
https://www.nytimes.com/2016/06/05/health/liquid-cancer-test-offers-hope-for-alternative-to-painful-biopsies.html
https://www.theguardian.com/science/2017/jun/04/cancer-detection-liquid-biopsies
https://peterattiamd.com/maxdiehn/
https://ascopost.com/issues/october-10-2021/the-evolution-of-liquid-biopsy-in-cancer-care

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